L'étang de Vaccarès :
Réserve naturelle, l'étang de Vaccarès est le plus vaste étang de la Camargue (plus de 6 500 ha de superficie et 12 km de long), sans que sa profondeur n'atteigne jamais plus de 2 mètres.
Surnommée la Grand Mar, il est entouré par le petit Rhône, le grand Rhône et la mer.Paradis des animaux et des amoureux de la nature : flore, faune...Donc nous revoilà en Camargue au bord de cet étang, sur un point d'observation : La Capelière.
En hiver, les vedettes sont bien entendu les canards.
La Capelière est une importante remise diurne pour les Sarcelles d'hiver (Anas crecca) (régulièrement 200 à 400 oiseaux).
En fin d'hiver, les Fuligules milouin (Fuligula ferina) et Morrillon (F. fuligula) peuvent également être nombreux. Il est essentiel de rechercher les espèces plus rares, comme le Milouinan (F. marila) et le Nyroca (F. nyroca).
Sur le sentier, dans les roseaux et les tamaris, de nombreuses Rémiz pendulines (Remiz pendulinus) viennent se nourrir.
Au tout début du Printemps (février et mars), il faut rechercher la Luisciniole à moustache (Acrocephalus melanopogon) qui chante fréquemment dans la grande roselière située en face de la Capelière au bord de l'étang. Elle est la seule représentante du genre Acrocephalus (les Rouserroles n'arrivent qu'en avril) et n'est donc pas difficile à entendre (mais plus dure à voir...).
A cette période, passages très importants de limicoles (Échasse blanche, tous les chevaliers y compris le rare stagnatile...) et de canards, dont la Sarcelle d'été (Anas querquedula), principalement en avril-mai.
Les passereaux sont également au rendez-vous dans les buissons tout au long du sentier : les trois espèces de Gobemouches, les quatre espèce de Pouillots, le Rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus), le Torcol fourmilier (Jynx torquilla), les Pies-grièches (la poitrine rose est parfois aperçue), le Loriot d'Europe (Oriolus oriolus), les Guêpiers d'Europe (Merops apiaster)...
En été, c'est plus calme, les Échasses blanches (Himantopus himantopus) tentent souvent de nicher, les Bihoreaux gris (Nycticoras nycticoras) ne sont pas si difficille à voir, les Guepiers d'Europe sont nicheurs et il y at toujours la possibilité de tomber sur des "gags" : une femmelle de Faucon kobez (Falco vepertinus) en juin est toujours envisagable....Voir un faucon d'Eléonore (falco elonorae) en juin, et quelques Étourneaux roselins (Sturnus roseus) fin juin et juillet.
En automne, la migration reprend, avec son lot de limicoles et passereaux. Les canards reviennent également sur leurs aires d'hivernage.
Réserve naturelle de pont de Gau :
Sept kms de sentiers circulent à travers toutes les facettes de cet environnement si particulier : marais, étang, roselières, pelouses, sansouïres, roubines...La diversité d'habitats favorise la présence d'un grand nombre d'espèces d'oiseaux, sédentaires ou migrateurs. Tout, ici, a été imaginé afin de faciliter la présence et l'observation de plusieurs centaines de flamants roses, hérons, cigognes, aigrettes, sarcelles, rapaces, passereaux et autres petits échassiers.
J'ai été impressionné par le grand nombre de photographes et ornithologues.
Son histoire :
Crée en 1949 par un Camarguais passionné d’ornithologie, Pont de Gau est une histoire de famille. André LAMOUROUX aménage alors ce qu’il était commun d’appeler « un parc zoologique ». Lorsque son fils René reprend le flambeau en 1974, il imagine tout autre chose et insuffle à ce parc une bouffée d’oxygène et une mission éducative essentielle.
D’abord, il troque les anciennes et vétustes cages pour de grandes volières où il reconstitue le biotope de chaque espèce présentée. Ensuite, il agrandit les lieux et aménage les 12 hectares de marais de chasse voisins auxquels il donne une toute autre fonction. Il fait circuler des petits sentiers à travers les marais qu’il a totalement pensé pour et en fonction des oiseaux. Dans ce vaste espace, il aménage des îlots, plante des milliers d’arbres, informe les visiteurs par de vastes et ludiques panneaux thématiques.
Outre l’observation des oiseaux, une des missions principales reste la sensibilisation à la protection de la Camargue et de la nature en général.
Depuis le milieu des années soixante-dix, le Parc abrite aussi un centre de soins qui accueille aujourd’hui près de 350 oiseaux par an, provenant de toute la région.
En 1987, il loue les 50 hectares du marais de Ginès au Parc Régional de Camargue.
Aujourd’hui c’est plus de 6 kilomètres de balades dans un environnement protégé, une proximité inégalable avec les oiseaux et des conditions d’observation optimales.
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